Que doit-on attendre du Grenelle du Droit

 

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Stéphanie Fougou, Président de l'AFJE

 

Nous avions promis dans nos propositions faites aux candidats aux élections présidentielles de mettre en place ce Grenelle du droit. Notre engagement est de faire de cette journée un véritable moment d’action afin de générer une plateforme de propositions concrètes destinée à alimenter les décisions des pouvoirs publics, du gouvernement et du Parlement.

En réunissant les professionnels du droit et leur représentant, nous attendons que le Grenelle soit un moment d’échanges constructifs, porteurs d’une ambition commune. Nous considérons le Grenelle du droit comme un premier pas pour renforcer la filière juridique et activer ses changements en faisant tomber les barrières, sortir des segmentations artificielles dépassées et en apportant une vision complète et forte pour les juristes d’aujourd’hui et surtout ceux de demain.

« GÉNÉRER UNE PLATEFORME DE PROPOSITIONS CONCRÈTES DESTINÉE À ALIMENTER LES DÉCISIONS DES POUVOIRS PUBLICS, DU GOUVERNEMENT ET DU PARLEMENT »

Le Grenelle du droit sera un lieu d’écoute, pragmatique et créatif qui permettra à toutes les professions du droit de poser les bases et les directions que nous devrons prendre ensemble.

L’objectif est clair : fédérer les professionnels du droit sur ce qui nous rassemblent et d’obtenir des engagements quant à la mise en œuvre de ces mesures essentielles pour l’attractivité du droit français, la compétitivité de nos systèmes juridiques et à renforcer l’employabilité et la mobilité des professions en sortant des visions corporatistes qui pénalisent la force du droit français.

Le droit prend une place prépondérante dans un monde en grande transformation, la filière juridique doit être unie, organisée, un meilleur interlocuteur et donc l’un des principaux acteurs de l’entreprise et de la vie économique. Le grand enjeu auquel nous souhaitons répondre avec le Grenelle du droit, est de préparer nos métiers à cette transformation profonde de nos sociétés.

 

Nicolas Guérin, Président du Cercle Montesquieu 

 

L’idée du Grenelle du Droit est née du constat que les professionnels du droit, avocats, juristes d’entreprise, universitaires, notaires, magistrats, huissiers, ne s’identifiaient pas dans une même filière professionnellealors même qu’ils avaient tous suivi une même formation initiale, lors de leurs premières années d’études de droit à l’université.

L’objectif du Grenelle du Droit qui se tiendra le 16 novembre à la Maison de la Mutualité est de réunir, pour la première fois, tous ces professionnels du droit pour réfléchir ensemble à l’avenir de la filière juridique en France. Concrètement, nous ne souhaitons pas que le Grenelle du Droit soit un énième colloque sur le droit en France. Nous l’avons conçu comme une plateforme de réflexions qui devra déboucher sur des propositions concrètes aux pouvoirs publics.

« UNE RÉFLEXION SUR LE RENFORCEMENT DE LA COMPÉTITIVITÉ DU DROIT FRANÇAIS »

Nous devons faire reconnaître la filière du droit comme une filière unie, dynamique, génératrice de valeurs et d’emplois. Cette filière existe : pour la renforcer, il faut faire tomber les corporatismes, et envisager la filière dans sa globalité.

La filière juridique dans son ensemble est confrontée aujourd’hui à la révolution digitale qui est à la fois une contrainte d’évolution mais surtout une formidable opportunité. Nous devons appréhender cette révolution en nous tournant vers l’avenir plutôt qu’en s’arcboutant sur nos prérogatives d’aujourd’hui. C’est par l’innovation que la filière juridique se transformera au bénéfice non seulement des praticiens d’aujourd’hui mais surtout des générations futures de juristes, quel que soit leur mode d’exercice du droit.

Concrètement, j’attends du Grenelle du droit une réflexion sur le renforcement de la compétitivité du droit français et sur la transformation nécessaire de la formation, initiale et continue. Je souhaite que tous les contributeurs de ce premier Grenelle du Droit soient fiers d’appartenir à la filière juridique, soient capables de la promouvoir et de la faire évoluer pour les générations futures.


Publié le 31/10/2017