Qui sera le juriste d’entreprise dans 20 ans ?

Business partner, stratégie, digitalisation, internationalisation, domaines de compétences élargies… Émilie Guignot, legal counsel chez General Electric, Sophie Pierson, senior legal counsel-compliance chez Total, Loïc André, responsable juridique chez Oberthur, et Me Philippe Ginestié, étaient réunis l’occasion de la Journée du management juridique lors d’une table ronde afin d’exposer leurs visions de ce que devrait être le juriste d’entreprise dans les prochaines années.
Les intervenants de cette table ronde sont unanimement d’accord pour constater et saluer l’évolution constante du métier. « Le juriste d’entreprise incarnait par essence la sécurité, la prudence et la rigueur dans l’entreprise. L’évolution des entreprises et du métier ont poussé le juriste à adopter un positionnement plus réactif et créatif au sein de l’entreprise qui fait de lui un véritable business partner », constate Émilie Guignot. Philippe Ginestié se rallie à constat : « le directeur juridique a changé d'emploi, c'est un acteur essentiel, un complice du CEO ». Loïc André pense que « le juriste d’entreprise va devenir, en France, ce que le general counsel est devenu aux États-Unis ».
Au-delà du champ d’action élargi du juriste d’entreprise, Sophie Pierson explique que les droits de l’Hommes prennent de plus en plus de place car il est attendu de l'entreprise d'être responsable. « Cette nouvelle donne implique de changer de perspective dans la façon d’exercer son métier, se former et manager. »
Émilie Guignot observe également un mouvement actuel lié notamment à la digitalisation ou la formation des opérationnels, qui tend à vouloir « décharger » le juriste d’entreprise. « Décharger le juriste... mais pourquoi ? Pour se former ! En droit, en soft skills mais aussi avoir plus de temps pour que le juriste s'implique dans la stratégie ! »

 


Publié le 21/11/2017

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