"Nous sommes persuadés que la nécessité de procurer le legal privilege ..."

 

Stéphanie Fougou est présidente de l’Association française des juristes d’entreprises (AFJE) depuis le 19 novembre 2014. Avant d’entamer sa troisième et dernière année de mandat, elle fait le point sur ses actions passées et à venir.

Droit & patrimoine : Aux deux tiers de votre mandat, quel est votre bilan ?
Stéphanie Fougou : Globalement, beaucoup de choses ont avancé. Mon premier objectif, objectif permanent de l’Association, consistait dans la reconnaissance et la défense des intérêts de la profession. En 2015, nous avons eu un débat très animé sur le legal privilege pour les juristes d’entreprise, au bénéfice des entreprises pour lesquelles ils travaillent. Nous n’avons pas abouti législativement. C’est à l’évidence une déception, mais en revanche, nous avons réussi à faire avancer un certain nombre d’éléments dans le débat. Ainsi, nous avons eu un peu plus de 130 présidents et directeurs généraux qui se sont mobilisés entre 2015 et 2016 sur cette question. De plus, c’est un débat qui, au Sénat, est passé à une voix d’être adopté. Nous avons contribué à démontrer qu’il n’y avait pas d’impossibilité technique à cette évolution mais des craintes souvent irrationnelles en lien avec l’évolution même du métier d’avocat et des attentes des clients.

D&P : Quels étaient vos autres axes de travail ?
> Mon second axe était celui du développement de la formation continue de nos juristes. Près de 250 formations sont ainsi proposées chaque année par l’AFJE, elles permettent à nos adhérents de bénéficier de rencontres, de mise à niveau permanente sur des sujets d’expertise et d’actualité, ainsi que de réponses pratiques à leurs enjeux quotidiens. Par ailleurs, il est important qu’une grande profession comme la nôtre diffuse des attitudes et comportements toujours au plus niveau des attentes en termes de déontologie. À cet effet, nous avons choisi de renforcer notre Code de déontologie. Celui-ci est partagé par tous les autres cercles de juristes en France et fondé sur des benchmarks auprès des professions connexes et de nos homologues étrangers. Ce code fait l’objet de formations spécifiques auprès des directions juridiques et sera complété en 2017 d’un guide pratique de mise en application.
Le troisième axe de mon programme portait sur les nouvelles technologies. L’AFJE a investi sur ses propres outils et dispose dorénavant d’un portail interactif, de sessions de formations diffusées sur internet, mais aussi d’outils de gestion de sa base d’adhérents beaucoup plus précis et efficace. Nous avons également lancé de nombreuses discussions autour des nouvelles technologies avec les avocats, les auditeurs, les experts-comptables et les nouveaux prestataires de « LegalTech » afin de permettre une meilleure connaissance des différents besoins de chacun et des propositions concrètes. Évidemment nous avons aussi proposé à nos adhérents une nouvelle commission « Start-Up », des colloques et réunions relatifs aux nouvelles règlementations Big Data. Un vrai succès à chaque fois !

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Entretien avec Stéphanie Fougou paru dans Droit & patrimoine 2016, n° 264, p. 10.

 

 


Publié le 13/12/2016

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