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L’AFJE peut compter sur les régions et les délégations régionales sur l’AFJE !

par Carine Guicheteau
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Les délégations régionales se structurent et se développent pour séduire et satisfaire les juristes en régions. Résultat : ils sont de plus en plus nombreux à rejoindre les rangs de l’AFJE !

Propos recueillis par Carine Guicheteau 

Quel est l’enjeu de l’AFJE en régions ? 

Jean-Philippe Gille : il est important de souligner, dans la réussite de ce développement, le formidable travail des délégués régionaux. Tout à la fois ambassadeurs, organisateurs d’évènements, recruteurs et animateurs d’équipe, ils assument, à titre bénévole, une fonction essentielle pour créer le lien entre l’association, ses membres et l’ensemble des métiers du droit localement. Notre rôle avec Bruno et l’équipe du bureau national, Anne-Laure Paulet, Coralie Tsatsanis, Charlotte Pinguet et Diatou Toure, est de leur apporter le soutien nécessaire. 

Justement, Jean-Philippe, pouvez-vous nous préciser l’action qui a été menée par l’AFJE pour développer les régions ?

Jean-Philippe Gille : lorsque le Conseil d’administration, présidé alors par Stéphanie Fougou, m’a confié le soin de poursuivre le développement des régions engagé par mes prédécesseurs, ma préoccupation a été de fédérer les énergies et de développer les synergies autour de cinq grands axes. 

Premièrement, constituer des équipes locales qui fonctionnent en réseau dans une vision nationale. 

L’action des délégations pour être solide et pérenne ne peut reposer exclusivement sur les épaules du seul délégué. Aujourd’hui, la quasi-totalité des délégations fonctionnent avec un bureau regroupant plusieurs juristes. À ce jour, plus de 60 adhérents très investis portent l’action de l’AFJE localement. Via les outils digitaux, les délégués partagent leurs initiatives et leurs supports, échangent sur leurs réalisations. Ce réseau des délégués est en outre coordonné à travers une conférence téléphonique mensuelle auquel tous participent.

Deuxièmement, doter les délégués d’un outil pratique commun : le Guide du Délégué.

Désormais, qu’il s’agisse de programmer un évènement, de prendre contact avec les parties prenantes, de mettre en place un partenariat ou de convaincre une direction juridique d’adhérer à l’association, les délégués disposent de méthodologies, de fiches et d’argumentaires. Par ailleurs, ce travail a été l’occasion pour les délégués de partager leurs expériences et d’apprendre à se connaître.

Troisièmement, continuer à créer de nouvelles délégations, comme celles de Franche-Comté, des Pays de la Loire, de Champagne Ardennes, de Nouvelle-Calédonie, pour couvrir l’ensemble du territoire. 

Quatrièmement, mettre en place une synergie de production. 

Il s’agit de faire en sorte que chaque région réalise des contenus qui puissent toucher tous les membres de l’association ou des évènements clés en main duplicables dans les autres régions. Le réflexe est maintenant pris et 2019 a été une année décisive : plusieurs régions ont pu mettre à profit le travail réalisé par leurs homologues. C’est prometteur pour l’avenir. 

Dernièrement, intégrer le digital dans les modes de production des régions, en lien avec les investissements au niveau national, dans la droite ligne des synergies précitées.

 Plusieurs délégués, dont Kevin Appointaire, délégué de Franche-Comté, s’engagent activement dans cette voie. Je tiens à saluer et remercier chaleureusement tous les délégués et les membres de leur équipe qui sont les acteurs de cette belle aventure des régions. Il est en effet temps pour moi de passer le relais à Bruno Contestin, administrateur et délégué des Hauts-de-France avec lequel j’ai partagé cette dernière année de coordination pour préparer la transition. Son attachement aux régions et son succès à la tête de sa délégation, couplés à ses talents d’orateur et d’organisateur auxquels s’ajoute son sens de la convivialité, le désignent naturellement et légitimement pour porter plus haut le développement de l’association en régions. 

Jean-Philippe, maintenant que le relais est passé à Bruno, pouvez-vous nous toucher deux mots de votre prochain challenge pour l’association ? 

Jean-Philippe Gille : c’est une ambition qui viendra à terme renforcer l’action déployée par les régions. Il s’agit de faire évoluer les commissions techniques nationales. Elles constituent en effet l’ADN d’une association où, dès l’origine, les juristes d’entreprise élèvent mutuellement leur niveau d’expertise. Par ailleurs, et cela a été rappelé lors du dernier Grenelle du droit, participer à la fabrique du droit, est un enjeu fondamental pour l’ensemble de nos métiers. Nous allons donc doter l’AFJE d’une capacité de réflexion et de production juridique mieux dimensionnée aux attentes de nos membres et de notre environnement. Conçues comme des centres de R&D juridiques, regroupant chaque fois une trentaine des juristes d’entreprise experts et quelques professeurs d’université sélectionnés, ces commissions rénovées traiteront chaque année, toujours sous un angle pratique, de sujets dans tous les domaines du droit de l’entreprise. Leur production, qui pourra donner lieu à des évènements savants, sera systématiquement digitalisée et mise à la disposition des membres de l’association. Nous vous en reparlerons dans un prochain JEM. En attendant, la saga des régions continue et il reste encore de beaux épisodes à venir avec Bruno Contestin comme nouvel animateur de talent !