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Portraits de juristes alsaciens

par Carine Guicheteau
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De nombreuses entreprises alsaciennes emploient des juristes. Zoom sur deux responsables juridiques, l'un dans une multinationale, l'autre dans une PME.

CÉLINE GOUDON, RESPONSABLE JURIDIQUE DE SPIE EST 

Ce qu’apprécie Céline Goudon dans la pratique de son métier de responsable juridique chez SPIE Est (leader européen des services multi-techniques dans les secteurs de l’énergie et des communications) ? Rechercher des solutions. Que ce soit pour permettre aux opérationnels de mener leurs projets en autonomie dans un cadre juridique sécurisé mais souple, pour renforcer la culture juridique ou encore pour promouvoir la mixité au sein de son entreprise. « À certains égards, mon métier se rapproche de la maïeutique, au sens philosophique du terme, souligne Céline Goudon. Nous nous devons d’être à l’écoute afin de conseiller aux mieux nos clients internes, d’évaluer les risques juridiques et les opportunités. Positionnés comme des facilitateurs pour le business, Portraits de juristes alsaciens nous sommes au service de la performance de notre entreprise. » Ainsi, elle a par exemple construit un programme de formations internes basées sur des mises en situation. Elle siège au comité éthique du groupe et pilote So'SPIE Ladies, réseau interne ayant pour but de promouvoir la diversité et le développement des compétences et des carrières des femmes, notamment ingénieurs. Très investie dans son poste, dont elle apprécie la diversité des missions, Céline Goudon l’est également pour sa profession. Adhérente depuis 2008 à l’AFJE, elle a intégré le bureau en 2010 « L’AFJE est une formidable opportunité d’échanger sur les bonnes pratiques lors de rencontres conviviales et informelles, apprécie-t-elle. C’est aussi un moyen de tisser un réseau professionnel dans sa région et au-delà. »

 

 

 

 

 

JOACHIM SPAHN, RESPONSABLE JURIDIQUE DE MAKA

Le responsable juridique de Maka - Les Jardins de Gaïa (société qui importe, transforme et exporte du thé bio et équitable) a rejoint les rangs de l’AFJE, il y a environ un an. « Quand le dossier de l’avocat en entreprise a fait surface à l’occasion de la loi Macron, je me suis reconnu dans les propos tenus par l’AFJE, se remémore Joachim Spahn. Je suis alors devenu membre et, depuis quelques mois, j’ai également décidé de m’investir au sein du bureau de la délégation alsacienne. » L’occasion d’échanger avec ses pairs : « dans une PME, on peut avoir tendance à se sentir seul dans son poste, reconnaît-il. Rejoindre une association professionnelle telle l’AFJE permet de rompre cet isolement. » Embauché en septembre 2011 par Maka - Les Jardins de Gaïa, Joachim Spahn est alors juriste à temps partiel. « La vie juridique y était morcelée. Puis, avec l’accroissement de l’effectif, le temps partiel s’est transformé en temps plein  : un juriste sait se rendre indispensable   », sourit-il. Il structure alors la fonction juridique et en assure la direction. Rédaction d’actes juridiques, élaboration et actualisation des CGV, droit social, de la concurrence et des marques, participation à la mise en en place de la stratégie RSE… « L’avantage dans une PME, c’est que l’on ne s’ennuie jamais. Le métier de juriste y est riche et polyvalent », apprécie Joachim Spahn. Pour parfaire ses connaissances, celui qui avait fait le choix de se spécialiser, grâce à un M2 en droit de l’environnement, a intégré, en janvier dernier, l’Executive M2/MBA en droit des affaires et management de Paris II Panthéon Assas. «   En tant que juriste de PME, je me dois d’être un excellent généraliste et doté d’une vision business et opérationnelle, c’est ce que j’attends de cette formation », conclut-il.